Parfois on se dit que l’on aimerait bien revoir certaines personnes que l’on a perdues de vue au fil des années. L’occasion allait m’en être donnée aujourd’hui.
Cet après-midi, je suis allé faire quelques courses dans une grande surface près de chez mes parents. Arrivé au rayon viandes, des gens, d’une lenteur exaspérante, prenaient tout leur temps pour choisir entre un filet de porc de 856Gr et un de 890Gr. (Sincèrement pour 34 grammes il n’y avait pas de quoi y passer 3 heures !)
M’enfin… au détour d’un rayon, je croise, une ancienne camarade de classe habillée aux couleurs de l’enseigne. N’étant plus du tout sûr de son prénom, hésitant entre Ophélie ou Delphine, je me suis dis « Si j’y allais en lui disant… Salut comment vas-tu… (euh ! machine…) ? Ca fait bien longtemps…, que deviens tu ?… Le blabla habituel quoi ! »
Mais surtout, avec du recul, je m’aperçois que ce n’était pas une question très intelligente puisqu’elle était habillée comme une hôtesse d’accueil, il était donc facile de voir qu’elle bossait dans ce magasin!
En définitive, je ne suis pas allé la voir puisque, à l’époque, cette fille n’était pas une de mes meilleures connaissances. En effet, elle se posait pas mal de questions sur mon compte depuis le jour où elle avait appris de la part d’un de mes camarade de collège que j’avais passé un après midi dans le lit d’Olivier, mon voisin de classe, pour faire certaines choses.
D’ailleurs qu’est il devenu ? Je n’en sais strictement rien…
Un peu plus tard, lors de notre passage à la caisse centrale du magasin, une main me tape dans le dos. Je me retourne et je découvre un visage familier, celui de Nicolas (un autre camarade du collège), qui était bien surpris, lui aussi, de me voir là.
Nous avons échangé quelques mots, pris des nouvelles des amis communs, et je lui ai donné mes coordonnées afin que l’on puisse se revoir avant mon retour en Bretagne.
Mais comme par un fait exprès, durant le trajet du retour à la maison, ma mère s’est mise à me dire :
« Tiens, tu connaissais pas un copain dans cette rue ? »
Je lui répondis : « Euh…, oui… Olivier ! » Tout en me remémorant les quelques après-midi passés avec lui dans sa chambre (et ailleurs !)